lundi, décembre 25

Season's Greetings


2007 is on the way. I am grateful to have shared 2006 with you and look forward to continuing so in the coming year.

May your Christmas be wrapped in happiness and wishing you a peaceful and very productive New Year.


All the best.

lundi, décembre 18

Les fondamentaux de l'entreprise



Les entreprises qui se développent sont celles qui ont réussi à régler les problèmes d'accès au marché et au financement. Ce modèle, que j’ai mis au point à l’occasion d’un atelier de renforcement de capacités des femmes chefs d’entreprises intervenant dans l’industrie agroalimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre, représente les fondamentaux de gestion d’une entreprise qui cherche à se développer sur un marché concurrentiel. Les trois étages de la Fusée (la stratégie, l’architecture interne et l’allocation des des ressources) doivent nécessairement être en cohérence pour assurer un avantage compétitif à la firme, source de performances supérieures et de croissance.

Internet et l'offre de services financiers

Selon une étude récente menée par une équipe du célèbre groupe, IBM Consulting Services, la France sur la période 2006 -2010 va connaître une phase de maturité sur l’Internet bancaire sous la double pression de la clientèle bancaire (les internautes) et la généralisation du haut débit. L’étude fait également remarquer l’accélération de la courbe de maturité des services sur Internet. Aujourd’hui 94% des clients consultent leurs comptes à distance après seulement 5 années de vie du produit. Ce qui est impressionnant ! Ils sont aujourd'hui 10 millions de clients internautes. On estime que ce chiffre devra tripler d’ici 2010.
Les mêmes tendances sont perceptibles dans certains pays en développement et devraient se confirmer au fur et à mesure de la réduction de la fracture numérique.

Ceci emmène les banques à repenser leur stratégie de distribution. Le canal traditionnel de distribution, l’agence, qui offre désormais peu de satisfaction devra évoluer. On s’acheminerait alors vers une distribution "multi canal" dans laquelle Internet pourrait se positionner comme dispositif de distribution et de gestion de la relation. Une piste qui se dégage sérieusement est l’intégration des services bancaires et non bancaires (paiement de factures, achats divers) sur des sites personnalisés auxquels accèdent les clients internautes de manière unique. Ceci suppose le développement de services intégrateurs à valeur ajoutée: rapprochement des opérations marchandes avec les institutions financières, développement de centrale d’informations intégrées, centre d’appels, etc.

On s’achemine donc vers un "business model" qui repose sur le client comme un centre d’affaires. Comme quoi le client, plus que par le passé, demeure roi et le faiseur de fortune des entreprises qui sauront innover.
Pour les institutions de microfinance, les progrès réalisés en matière de télécollecte de données, grâce à Internet, la carte à puce et la biométrie, vont certainement reconfigurer le mode de distribution des services, particulièrement en milieu rural. Les recentes expériences en Amérique latine indiquent clairement que les points de vente et les boutiques, à l'instar des distributeurs de cartes de téléphone mobile, vont jouer un rôle prépondérant dans le dispositif de disribution des services de proximité (épargne, microcrédit, microassurance, transfert de fonds, etc), permettant ainsi à des millions de microentrepreneurs, aujourd'hui exclus, de bénéficier de services financiers à des taux très compétitifs et moins élévés.
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vendredi, décembre 15

Did You Know?

Poverty mapping in 2030

The number of people living in extreme poverty could be cut in half over the next 25 years as global economic output, increasingly driven by developing countries, more than doubles, according to World Bank projections released this week. Total international economic output is projected to climb to USD 72 trillion by 2030 from USD 35 trillion in 2005 as annual growth averages about 3 percent, reflecting growth rates of 2.5 percent for high-income countries and 4.2 percent for lower-income developing countries. That outlook was in the World Bank's latest ‘Global Economic Prospects 2007: Managing the Next Wave of Globalization’ report, the first to make such long-run forecasts.

What we do not know is the future mapping of poverty. At the current trend, the bulk of poor will be leaving in sub-Saharan Africa in year 2030.


jeudi, novembre 30

TPE et PME

La PME (Petite et Moyenne Entreprise) s'est imposée ces dernières années dans nos discours. Cela se comprend, la PME étant désormais au coeur de l'action économique. Lorsque vous lancez une recherche sur Google sur la PME , le résultat est édifiant: plus de 20,5 millions de réponses.
A la magnitude du concept correspond la diversité des contenus. En effet, il existe une foultitude de définitions de la PME. La signification varie d'un environnement à un autre. Certains pays ont fait l'effort de donner un contenu au concept dans le cadre de leur politique macroéconomique. La France par exemple situe les Petites Entreprises (PE) comme celles ayant entre 10 et 49 salariés, et les Moyennes Entreprises (ME) entre 50 et 250 salariés. Les entreprises de moins de dix salariés sont appelées des Très Petites Entreprises (TPE), et correspondent pour certaines à des microentreprises ou des travailleurs indépendants. La nomenclature de l'Union Européenne retient le seuil maximal de 250 employés pour être considéré comme une PME.
Le Sénégal de son côté a élaboré la charte de la PME. Il est maintenant suivi par d'autres pays de la sous-région. La charte des PME a retenu quatre critères essentiels: le nombre d'employés, le niveau de formalisation de la comptabilité, le chiffre d'affaires et le niveau de l'investissement. Seulement, à l'inverse de la France, la charte ne distingue que deux sous-catégories: les Petites Entreprises (PE), et les Moyennes Entreprises (ME).
Dans la pratique et au niveau microéconomique, la définition de la PME dépend de la stratégie de marché de chaque entreprise. On retrouve cependant des similitudes au niveau des secteurs. Par exemple, toutes les banques commerciales en Afrique de l'Ouest utilisent la même définition du segment PME de leur portefeuille: le critère premier est le niveau de formalisation de la comptabilité. Générallement, elles distinguent la PME structurée de la PME non structurée qui généralement reçoit peu d'attention parce qu'elle est synomyne de haut risque.
Depuis quelques années maintenant, on observe que les institutions de microfinance ayant atteint une certaine taille développent des stratégies de pénétration du segment de la PME. L'émergence des Guichets PME en est la parfaite illustration. Elles ciblent essentiellement des clients (actuels ou anciens) microentrepreneurs dont les affaires ont maintenant atteint une certaine taille. L'offre s'adresse également aux entreprises de petite taille avec un système de comptabilité soit inexistant ou peu formalisé et qui généralement opèrent dans le secteur dit informel. Le vocable consacré est la Tout ou Très Petite Entreprise (TPE). On retrouve aussi des Microentreprises (ME) ou des Artisans. Ces TPE se caractérisent souvent par leur incapacité à identifier leurs besoins réels de financement. On confond les besoins d'investissement avec les besoins d'exploitation. On confond habituellement le fonds de roulement avec le besoin en fonds de roulement.
Il s'agit des exclus du système bancaire classique. Ces TPE constituent la grande majorité des entreprises qui ne trouvent pas d'offre adaptée à leur demande spécifique. A l'évidence, les institutions de microfinance s'engagent sur ce segment de manière opportune sans toutefois disposer des compétences et des systèmes appropriés, ce qui peut constituer à terme, une menace sérieuse pour la viabilité de l'industrie de la microfinance.
Il apparait clairement que la problématique de l'accès au financement des PME - disons la TPE -en Afrique ne trouvera son salut que dans la coopération étroite entre la banque classique et les institutions de microfinance. Ce dont ont besoin les institutions de microfinance, c'est avant tout, du renforcement de capacité. Il y a une urgence à mettre en place des programmes d'appui aux institutions de microfinance à potentiels (la démarche ne peut qu'être exclusive) pour structurer une offre commercialement viable et développer leur capacité à prendre en charge les besoins de la TPE, mais en partenariat avec les banques commerciales. Les recentes initiatives de banques commerciales s'alliant avec des operateurs de renomée internationale comme Accion International, DAI, ACDI/VOCA pour offrir des services aux TPE, y compris les petits producteurs ruraux, sont également à saluer.
Lire aussi l'article"Pr Yunus, Prix Nobel".
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samedi, novembre 11

Pr. Yunus, Prix Nobel

Le prix Nobel attribué au Grameen Bank et à son fondateur, Pr. Yunus honore l'engagement des récipiendaires à construire et à consonlider l'industrie de la microfinance au Bengladesh et dans le monde. Leurs actions ont permis de restituer la dignité et l'espérance à des millions de pauvres à travers le monde. On estime aujourd'hui à 50 millions de pauvres qui ont vu leur situation s'améliorer grâce à la pratique d'actvitiés génératrices de revenus ou à la création de microentreprises. Elle demeure ainsi un levier puissant pour améliorer l'accès des pauvres au financement.
Il existe cependant environ 1,2 milliard d'autres qui n'ont pas eu cette opportunité, soit parce qu'ils sont exclus du système bancaire classique ou parce qu'ils vivent dans des régions où les services de microfinancement ne sont pas acessibles ou parce qu'ils vivent dans une situation d'extrême vulnérabilité.
La presse internationale en écho au Prix Nobel attribué au Pr. Yunus a semblé envoyer deux messages: 1) la microfinance, c'est la banque des pauvres; 2) la microfinance, c'est la banque des exclus du système classique bancaire.
Le deuxième message n'est pas tout à fait juste. Ceci traduit un problème sérieux de positionnement pour la microfinance. Ceci évoque également les débats actuellement en cours dans l'industrie des finances: "downscaling or upscaling of financial services". En dernière analyse, tout se ramêne à la question de création de richesse. Et la seule question qui vaille la peine de se poser est qu'elle est la capcité de l'industrie de la microfinance à contribuer à la création de la richesse mationale car on ne peut pas parler de réduction de la pauvreté ou de développement sans créer de la richesse.
Comme j'aime à le dire, la microfinance ne peut pas résoudre tous les problèmes du monde et ce sera un leurre d'en faire la panacée. C'est un message à l'adresse des décideurs et des bailleurs de fonds. Le salut viendrait d'un partenariat ïntelligent"entre la microfinance et les banques commerciales de manière à améliorer l'efficacité (réduire les coûts) et la qualité des services (pertinence des services et rapidité) et surtout la portée (le nombre de personnes ayant accès aux services) et l'impact (les changements positifs et durables dans les conditions de vie des bénéficiaires). Le salut viendrait de la mise en synergie des savoirs-faire de la banque et de la microfinance, à savoir la capacité à service un grand nombre de clients à des coûts raisonnables grâce aux investissements dans les systèmes d'un côté, et la capacité à servir une clientèle non structurée et sans garantie réelle, mais grâce au travail de proximité de l'autre côté.
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vendredi, octobre 13

Bonne Nouvelle!

Le compteur des visiteurs du blog est passé ce jour de 299 à 339. Ceci signifie que vous êtes de plus en plus nombreux à partager mes idées. J'espère aussi que vous allez inviter d'autres amis à faire autant en leur faisant passer l'adresse du blog: vaconseils.blogspot.com/

Cependant, j'ai encore très peu de retours sous forme de commentaires ou de contributions. Comme vous le savez sans doute, l'entreprise ne sera mutuellement édifiante que lorsque nous parviendrons à échanger nos points de vue. C'est cela la raison d'être de cette plateforme. Ce sera aussi de votre part un geste d'encouragement pour m'inciter à alimenter regulièrement le blog.

A vos claviers alors! J'attends vos commentaires. Vous pouvez les déposer dans la section "Comments"directement attachée à chaque article ou contenu. Vous pouvez également choisir de m'envoyer un mail en cliquant sur "Send me an email" dans la marge droite de la page sous la rubrique "Links".

Cordiales salutations,
Vincent Akue

vendredi, septembre 29

Les Pesanteurs de la PME africaine

Je viens de terminer une tournée dans cinq pays de la sous-région (Niger, Bénin, Burkina Faso, Mali et Sénégal) pour le compte de la Foire Régionale de Développement, un projet initié par la Banque Mondiale en vue de promouvoir l'entreprenariat et la croissance dans les pays émergents. Entre autres activités, le projet organise des forums et le thème retenu pour la région Afrique de l'Ouest cette année est « Innovation dans l’esprit d’entreprise, moteur d’un développement accéléré de l’Afrique de l’Ouest ». Dans ce cadre donc, le projet a lancé un appel à concurrence pour la création d'entreprises innovantes et compétitives. Des récompenses (subventions et assistance technique) seront attribuées aux entrepreneurs sélectionnés sur la base de la viabilité commerciale et financière de leur projet démontrée à travers le plan d'affaires. Le projet implique d'autres partenaires comme les banques commerciales et autres institutions et agences d'appui au développement de la PME. Une centaine de finalistes présélectionnés sur la base de leurs idées novatrices participent à ce concours régional de plan d'affaires.

Mon rôle était de proposer le cadre conceptuel et la méthodologie adaptée qui permettent aux porteurs d'innovations de transformer leurs idées en entreprises viables. Ma tournée visait à faire les réglages et mises à niveau nécessaires afin que le binôme (entrepreneur et consultant - il est attaché à chaque participant, un consultant qui devra lui assurer le coaching nécessaire) puisse fonctionner efficacement. Question d'equité aussi: s'assurer que tous les concurrents ont accès à la même ressource (information, outils et capacité).
Il est certain que l'innovation est un facteur indispensable pour la compétitivité et la croissance de la PME. Cependant, elle n'est pas une finalité. Elle n'a d'utilité réelle que lorsqu'elle est transformée en valeur ajoutée pour le client. Elle est certes une source majeure d'avantages concurrentiels pour la firme. Mais encore faudra-t-il savoir élaborer la stratégie et le modèle d'entreprise qui permettent à la firme de délivrer une valeur supérieure aux clients et d'assurer une croissance durable. D'autre part, un créateur ou porteur d'innovation n'est pas nécessairement un entrepreneur. Alors, mettez tout cela ensemble et vous voyez très vite les enjeux de ma mission.
J'en viens maintenant à l'objet de cette note. Chaque fois que j'ai l'occasion lors des ateliers de formation, j'ouvre une discussion sur comment faire du choix de nos états, une réalité; autrement dit, comment faire pour que la PME devienne le moteur de la croissance et du développement. Au cours de l'atelier du Mali, j'ai eu droit à une excellente présentation d'un promoteur que je voudrais partager avec vous. Il commence sa présentation en disant: Ecoutez! Je suis de formation Ingénieur en mécanique et pour moi, tout s'explique par la mécanique, autrement dit la contradiction des forces. Pour lui, la PME dans notre environnement est tiraillée entre deux forces: les forces positives et les forces négatives (avec un dession à l'appui).
Au titre des forces négatives, on trouve:
  • la pesanteur sociale: la perception du privé , absence de considération pour l'entrepreur, le mythe du fonctionnaire (jusqu'à une date récente, c'etait la voie royale), les blocages culturels, etc.
  • la pesanteur du sous-développement: insuffisance d'infrastrure, qualité de la ressource humaine, étroitesse des marchés, l'accès difficile au financement et au marché, la globalisation dans un seul sens, etc.
  • la pesanteur de l'absence d'informations économiques: l'information est une matière première; elle est rare dans notre environnement.
  • la pesanteur de l'occident: absence d'autonomie politique et économique
  • La pesanteur (lourdeur) administrative: la bureaucratie, les contraintes institutionnelles, etc.

Au titre des forces positives, on trouve, envers et contre tous, l'ENTREPRENEUR. Pensez au charretier en train de tirer sa charrette alors que celle-ci est retenue par toutes les pesanteurs évoquées ci-avant. La mission est pratiquement impossible. L'image était trop forte. Et tout l'atelier a vivement acclamé notre ingénieur en mécanique. Belle leçon de mécanique pour les chercheurs que nous sommes!

Qu'en pensez-vous? Merci par avance pour vos commentaires!

samedi, août 12

Smart finance to induce growth and reduce poverty (01)

Can access to finance be a driver of the economy? I have developed a paper - 10 pages long - in which I have tried to answer this question. Given the limited space of this blog, I will just share with you the main conclusions. Of course, your comments and conributions are welcome. Thanks!
There is a general consensus that access to finance is one of the major impediments to SME development in transition and developing countries, particularly for export led businesses. In recent studies, SMEs identify financing, especially medium to long-term finance[1], as their topmost obstacle to growth and investment[2].
Evidence suggests that the challenge for improving SME’s access to finance lies in understanding the market and its needs. In most developing and transition countries, rural farm and non-farm activities and urban informal businesses constitute 90 % of wealth creation. Recent empirical studies show that SMEs and informal enterprises account for over 60% of GDP and over 70% of total employment in low-income countries. The study also indicates that the relative importance of SMEs and the informal sector (shadow economy) are inversely associated with economic development. In low-income countries, especially in the least developed economies, the contribution of SMEs to employment and GDP is less than that of the informal sector, where the great majority of the poorest of the poor make a subsistence level of living. Up to 80% of people in developing countries derive their incomes from the informal sector. Thus, the need for good financial mechanisms to support wealth creation and financial services in this sector is crucial.

Smart finance is a holistic (integrated, sector-focused) approach associating technical assistance (TA) with lending activities. It is based on the current best practice which brings TA and access to business information into the mainstream of financial services in order to mitigate operational risks and ensure investment sustainability.

A smart finance will lead to increase income and make markets work for the poor through improved access to demand driven financial services coupled with appropriate business development services. It represents the view that to be sustainable, access to finance for SME can no longer be dissociated with BDS or technical assistance. Access to finance is all about managing risk and making the business of the beneficiary profitable. Smart finance requires the followings:

o Understanding the market and copying strategies for borrowers, particularly the poor rural household (household practice of diversifying activities as coping and risk management strategy)
o Think in terms of market segment having specific needs to be addressed (the opposite of treating the market as a homogeneous entity).
o Address the risk that are inherent to their activity and be specifically responsive to the vulnerable groups (gender, rights based and equity issues).
o The provision of BDS services to support the lending activities and to address the barriers which are synonyms of additional cost and lack of compatibility. The right technical assistance and advisory capacity are crucial.
o Address information asymmetry issues by supporting access to business information services.
o Integrating the suppliers which remain the main source of funding, particularly for agricultural producers (both exporters and producers for local markets)
o The development of new financial instruments based on best practice ( what works, what does not work) and focusing on better understanding of the demand. Distinguish short term needs (social and safety net, working capital) from long term needs (investment, equity and seed capital). The loan guarantee schemes implying cost and risk sharing mechanisms seem to produce very encouraging results. Support broader donors partnerships based on capacity and distinctive advantages and expertise and risk sharing based on capacity.

A viable access to finance strategy should inevitably support this framework along specific cluster, particularly on export led supply chains.

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[1] Beck, T. A. Demirguc-Kunt and V. Maksimovic (2005), Financial and legal constraints to firm growth: does size matter.? Journal of Finance, Vol 60, No 1, pp137-177
[2] Ayyagari, Meghana., Thorsten Beck, Asli Demirgüc-Kunt (2003), “Small and Medium Enterprises Across the Globe”, World Bank Policy Research Working Paper 3127, August, Washington D.C.

Next, I will publish the policy recommendations. Thanks for your comments.

jeudi, août 10

Le saviez-vous?

Le développement « en vol d’oies sauvages » de Kaname AKAMATSU
Dans une étude menée en 1935, K. AKAMATSU compare le processus de développement d’un pays peu industrialisé et son insertion dans les échanges internationaux, à la migration des oies sauvages ; pour l’observateur qui est au sol, il semble que les ailes des oies en formation de vol, se superposent. C’est, dans une certaine mesure, une théorie du cycle de vie du produit adapté aux pays en voie de développement (PVD).
Dans un premier temps, le PVD n’exporte que des matières premières. La demande intérieure de produits manufacturés ne peut être satisfaite que par des importations en provenance des pays développés. À ce stade, le PVD développe peu ses échanges avec ses pays voisins qui ont des structures économiques comparables. Les échanges se font surtout avec des pays développés qui ont des structures très différentes.
Dans un deuxième temps, la croissance de la demande domestique permet d’envisager sur place une fabrication rentable de produits de consommation. Pour ces produits, la production nationale tend progressivement à se substituer à des importations, éventuellement découragées par des mesures protectionnistes. En revanche, les importations de biens d’équipement se développent, car elles sont nécessaires aux industries locales de production.
Dans un troisième temps, les producteurs locaux s’attaquent aux marchés des pays voisins. En même temps, les importations de matières premières en provenance de pays moins développés augmentent. On constate donc une expansion des échanges entre PVD. Simultanément, le pays considéré entreprend une production de biens d’équipement qui seront, à leur tour, exportés dans un quatrième temps.
Ce mode est édifiant et réflète assez bien le cycle de développement des pays du Sud. Cependant, il ne prend pas en compte la dimension globale du marché aujourd'hui plus que jamais dominé par la Finance internationale. Les modèles observés en Asie (Corée du Sud, Hong Kong, Malaisie, etc) et récemment en Afrique du Sud et du Nord (Tunisie et Maroc) décrivent plutôt un modèle en quatre phases: 1) exportation de matières premières; 2) industrialisation orientée vers les produits de substitution d'importation, 3) le développement d'un marché de production (implantation d'entreprises délocalisées supportées par un investissement privé massif) et 4) l'hégémonie régionale d'abord puis internationale par la suite. La Chine et l'Inde dans une moindre mesure sont aujourd'hui les exemples les plus illustratifs du parcours décrit.
Beaucoup de pays subsahariens se situent dans la phase 1 ou 2 du cycle et sont en panne de croissance, alors que la demande sociale est de plus en plus pressante, venant particulièrment du monde rural et des demandeurs d'emploi. Le modèle que nous préconisons à travers cette page ambitionne de proposer une trajectoire de développement susceptible de combiner les phases 3 et 4 avec trois axes majeurs: 1) l'équité qui consiste à élargir notre base de production, c' est à dire donner des opportunités à tous ceux qui veulent travailler ou créer, y compris le monde rural et le secteur non formel, et faciliter l'activité économique en général; 2) des choix concertés et orientés indiquant les secteurs struturants et les leviers de l'économie dans un environnement globalisé; et 3) des actions cohérentes et de la constance dans le temps.
Merci par avance pour vos commentaires.