mercredi, juin 14

Mission impossible pour la PME africaine

Mission impossible pour la PME africaine est un article en élaboration. Le message clé est que la stratégie de développement telle qu'elle est mise en oeuvre aujourd'hui dans la plupart des pays africains est inopérante tout simplement parce que la vision de la PME est trop restrictive. A l'évidence, le modèle prédispose à une petite croissance face à une demande sociale de plus en plus forte.
Une caractéristique forte du tissu économique dans les pays en voie de développement, c’est que le secteur informel productif représente 90% de la création de richesse dont une bonne partie échappe à la comptabilité nationale. Des études empiriques récentes démontrent que la contribution des PME formelles à la création d’emploi et à la richesse nationale est inférieure à celle du secteur informel qui constitue la source de revenu d’environ 80% de la population, dont les plus pauvres.
En marginalisant le secteur productif non formel (les agriculteurs, les artisans et les petits métiers) , les économies africaines se privent de leur levier le plus important.
Par ailleurs, l'internationalisation de la production et du capital modifie les conditions de la concurrence. Les rivalités sur les marchés se déroulent désormais entre des entreprises de nationalités diverses qui s'organisent autour des fonctions d'approvisionnement, de production et de distribution, l'objectif commun étant d'offrir un groupe de produits sur les marchés de consommation à des prix très compétitifis.
Face à une telle situation, la PME prise individuellement est désemparée et impuissante. Le secteur productif non formel est de plus en plus exclu et n'a aucune chance de participer de manière équitable à l'économie mondiale. Le salut viendrait alors d'un "Etat Promoteur" ayant pour missions: 1) de faire les grands choix et de déterminer la trajectoire du changement ou de transformation de l'économie; 2) de créer un environnement favorable et une incitation forte à l'investissement privé et à l'inclusion du secteur informel, 3) de mobiliser des ressources spécifiques pour la fois financer les micro, petites et moyennes entreprises et renforcer leur capacité dans les secteurs structurants de l'économie, et 4) d'engager des partenariats agissants de soutien à la politique de développement. La Société Civile devra être fortement impliquée dans le processus de définition et de suivi des stratégies de pays. Une approche régionale est à priviligier.
Lire les 5 premières parties de l'article (voir le repertoire des contenus) en attendant la suite.
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3 commentaires:

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